1981

Février 1981, Jean-Luc Tricoire est champion de France (sanglier courant) lors des championnats de France à Bordeaux. 
A 28 ans, le Châlonnais Jean-Luc Tricoire peut être considéré comme le meilleur tireur français au sanglier courant. Quintuple champion de France, Tricoire vient de battre lors des sélections nationales à Versailles, le record de France du sanglier courant à 50 m en réalisant 576 points sur 600, battant de 4 points l'ancien record du Strasbourgeois Guyot. Rappelons que depuis 1978, il détient également le record de France à la vitesse mixte à 50 m avec 382 points sur 400. Après avoir participé aux Internationaux de France à (555 points en vitesse normale et 379 points en vitesse mixte), Jean-Luc Tricoire a disputé le match international de Vlov, en Union Soviétique, où il a terminé 23ème avec 561 points. Il participera prochainement à un nouveau match international à Suhl, en RDA.

Février 1981, Championnats d'Europe d'hiver à Athènes.
Jean-Luc Tricoire arrive 16ème avec 353 points sur 400, approchant d'un point le record de France. Il est à 15 points au dessus de sa moyenne de sélection prouvant ainsi qu'il peut se surpasser lors de grandes compétitions.
Juillet 1981, Championnats de France de tir à 50 mètres au Puy En Velay. 
En vitesse olympique, Jean-Luc Tricoire est devenu champion de France pour la quatrième année consécutive en réalisant le total de 558 points sur 600 (289 en vitesse lente et 269 en vitesse rapide). En vitesse mixte, Jean-Luc Tricoire, quatrième aux championnats du monde de Séoul et l'un des tous meilleurs tireurs mondiaux, a remporté son second titre national malgré des ennuis de carabine qui l'empêchèrent de battre son record de France. Il réalise 174 points à la première passe (en dessous de sa moyenne) et 194 à la seconde passe, totalisant 368 points.
Aux championnats du monde de tir au sanglier courant, 
J-L Tricoire se classe douzième en vitesse olympique, totalisant 577 points et améliorant d'un point sont record de France. En vitesse mixte, il se contente de la 27ème place avec 373 points. Il faut dire à la décharge du Châlonnais que celui-ci cumula les fonctions de responsable de la délégation française, puisqu'au dernier moment le représentant de la FFT dut annuler son voyage en Argentine. Aux prises avec des soucis administratifs, dont il se serait bien passé, il ne parvint jamais à trouver la bonne concentration.
Décembre 1981, lors des championnats de Champagne à 10 mètres au stand Edmond Barrat, Jean-Luc Tricoire arrive premier au sanglier courant avec 339 points. L'équipe de la SMTC se classe également première.
A propos des jeux olympiques de Séoul en 1988 


Jean-Luc Tricoire évoque ses souvenirs des championnats du monde de Séoul.

Ses premiers championnats du monde ont laissé à Jean-Luc Tricoire un souvenir inoubliable et fantastique par la qualité des installations, l'organisation "impeccable", le très bon accueil des délegations à l'aéroport et sur le parcours - "des petits enfants agitaient de nombreux drapeaux sur le bord des routes", et la grandeur des cérémonies d'ouverture et de clôture de ces championnats.

 
Et même si d'autres souvenirs ne sont pas aussi idylliques comme le couvre-feu à 22 heures, une certaine panique vers 21h30 pour trouver un taxi, des patrouilles de police vers 21h45, où les contrôles obligatoires des tireurs devant leurs immeubles. Jean-Luc Tricoire ne peut s'empêcher d'ajouter "S'ils font les jeux olympiques, ça va être énorme, ça l'était déjà pour les championnats du monde".
 
De ce déplacement en Corée du Sud, le meilleur tireur français au sanglier courant garde les images traditionnelles d'un voyage en Asie du Sud-Est : des petites rues typiques très longues bordées uniquement de marchés, de souks qui grouillent de monde, des Coréens qui mangent à n'importe quelle heure... du chien et du serpent, des gens très sympathiques et serviables qui sont toujours en train de courrir et qui n'ont pas l'air très riches, de très nombreux temples boudhistes et hindousites pour un peuple très croyant, une circulation très intense mais essentiellement de taxis (il y a peu de voitures particulières) et particulièrement fantaisiste et dangereuse : "Pour traverser, il faut avoir du courage", sourit Tricoire. Et une vie apparemment bon marché, notamment pour manger et pour se vêtir.
 
Deux autres images restent encore bien présentes à sa mémoire, "en pleine journée, les gens rentrent dans une pharmacie, avalent un fortifiant et repartent... Et par ailleurs, beaucoup de Coréens ont des verres de contact. Alors ils rentrent dans une pharmacie, nettoient leurs verres et ressortent..."
 

Après les quinze jours de compétition à Séoul, la Fédération française de tir avait organisé, pour ceux qui le souhaitaient, un séjour touristique d'une semaine au Japon auquel participa Jean-Luc Tricoire. "C'est un pays ultra-moderne, le jour et la nuit avec la Corée. Mais, précise-t-il, "le déplacement à Séoul reste celui qui m'a marqué le plus". Et il conclut "j'y retournerai bien volontiers".

Ce souhait sera peut-être exaucé (espérons-le) en... 1988.