1986

Février 1986, Championnnat de France au sanglier courant, Vincennes. 
Adroit comme Astérix et gourmand comme Obélix, Jean-Luc Tricoire s'est offert un nouveau médaillon de sanglier (courant) lors des derniers championnats de France à Vincennes, en "grande pompe" à l'occasion du centenaire de la FFT.

Champion du Monde en titre, le Châlonnais continue donc de croquer à pleines dents une carrière absorbée en 1978, et qui est restée "toujours une passion, sinon je ne le ferais pas!"

Cette année pourtant, ce championnat était abordé par les Champenois avec une motivation exceptionnelle : car en 1985, ils participèrent à l'épreuve hors concours pour cause de délai d'engagement non respecté, et durent... tirer à blanc en ne cessant de voir rouge, remportant une victoire non homologuable. Aussi toute l'équipe (Chartron, Mouzin, Bastien, Tricoire) s'est appliquée à prendre sa revanche et à "remettre les pendules à l'heure". Bilan un titre individuel, et la consécration par équipe. La concurrence marseillaise et strasbourgeoise était éliminée dans une épreuve où "il faut vraiment se battre car chacun veut se placer".

Jean-Luc Tricoire a donc été proclamé, pour la 17ème fois, champion de France au "sanglier courant" avec 380 points.


Mai 1986, Championnats de la Marne.

Jean-Luc Tricoire arrive premier avec 582 points en vitesse olympique et également premier en vitesse mixte avec 390 points.


Juillet 1986, Championnats de France à Versailles.

La SMTC a une nouvelle fois démontré qu'elle était bien le premier club français dans cette discipline olympique.

En vitesse olympique, Jean-Luc Tricoire enlève le titre national avec 584 points. En vitesse mixte, Tricoire finit second derrière le Strasbourgeois Guiot. De nouveau la SMTC est championne de France par équipes.


Aout 1986, Match international à Moscou.

Jean-Luc Tricoire, en vitesse olympique, termine 26ème avec 578 points. En vitesse mixte, Il se classe 10ème avec 391 points, établissant par la même occasion un nouveau record de France.


Après Moscou, avant Suhl : Gien – France/Angleterre/Espagne

Pour la deuxième fois à Gien, et la quatrième fois en France, les Français ont « joué à domicile ». Ce qui était, à l'origine, la désormais traditionnelle rencontre franco-anglaise s'est ouverte à nos amis espagnols.

L'équipe de France rentrait de Moscou. Résultats en demi-teinte en discipline olympique : Tricoire 578. Chartron 570, Roubaud 563.

Plus brillants en mixte : nouveau record de France pour Jean-Luc : 391. (C'est un très gros point, mais à Moscou, ça valait la... 11ème place.) Roubaud 379, Chartron 375. C'est un nouveau record de France à 1145, avec une équipe inédite qui n'est pas la meilleure possible du moment.

Gien avait donc trois buts : ajustement de la sélection pour le Mondial de Suhl, dernier galop d'essai pour les sélectionnés, et baptême du feu pour nos réserves. Profitant de l'avantage du terrain, nous faisons tirer huit Français : une équipe A avec les probables pour Suhl (Tricoire, Chartron, Roubaud). En l'absence d'Abihssira, Thierry et Freddi Guiot, Denée c'est la meilleure équipe disponible. Une équipe B avec trois nouveaux internationaux (Brochard, Michoux, Kloser), et enfin les deux juniors Laissu et Tondu.

Premier match : A l'issue de soixante balles, Tricoire est nettement en tête devant Chapman : 584 (294 + 290) contre 577 (293 + 284). Maddison est troisième, mais à distance respectable (566).

Deuxième match : Il ne s'est pas conclu par une finale. Nos amis anglais devant reprendre leur avion à Paris à vingt heures.
Le verdict tombe donc tout de suite après les soixante balles. Jean-Luc Tricoire gagne à nouveau, et brillamment : 589 (297 + 292). Il bat enfin son propre record de France, et le met à un niveau qui, si près des 590, est d'une réelle valeur internationale. Refaire cela en grand match permet d'entrer en finale. Tricoire a acquis une régularité à haut niveau qui permet de penser, raisonnablement, qu'il va, un de ces prochains jours, nous sortir un truc super... Il a déjà franchi une étape sérieuse : faire quasiment le plein en vitesse lente (299 à Munich, 294 à Moscou, 297 à Gien).
A la deuxième place, c'est cette fois-ci John Maddison qui passe Chapman : 577 contre 576. Et Chartron est... quatrième! avec 569 qui correspond bien, je pense, à son meilleur niveau actuel. Au total des deux matches, en individuel, Tricoire bien sûr est devant, suivi de Chapman et Maddison. Par équipe, la France A se fait battre par les Anglais de 20 points; la France B l'emporte sur l’Espagne.


Article de Bernard GASQUET (les Cahiers du pistolier)

CHAMPIONNAT DU MONDE : SUHL (Septembre 1986)


Il est près de quinze heures, sur le stand de Suhl. C'est dimanche. Aprés deux jours de pluie froide, il fait à peu près beau à cette heure. Foule des grands jours. On a du mal à circuler dans les allées. A l’intérieur des stands c'est impraticable. Le tir est très populaire ici. Dans Ia piéce 47 du « main building », réservée à la délégation française, un tireur attend. Tricoire a fini son match depuis 8 h 15 ce matin. Et il ne sait pas encore qu'il vient d'accéder à la finale mondiale. II est dans les quatre meilleurs tireurs du monde. Moi, je viens de le voir sur le tableau. Un petit "F", à côté de son score 586. Je sais aussi qu’il a gagné une place pour les Jeux Olympiques. Dans 1h30, il va renfiler sa veste, compter quatorze balles, et tirer la finale avec trois autres très grands : Luzov le russe, Greszkiewicz le polonais, Doleschall Ie hongrois. Au terme d'un match qui est certainement le plus relevé, le plus dur moralement et le plus indécis de ces cinq derniéres années. Les plus forts ici sont vraiment les plus forts. Il n'y a pas un absent sur la start list, et il y a cinquante six noms. Voilà. Quand je vais rentrer dans la pièce 47, il va écraser sa clope, sourire un bon coup sans y croire vraiment, et on va y aller.

16 heures 30. Tout est à gagner. Mais il y a quand même de quoi baliser : télévision « en grand » présentation des acteurs au public agglutiné sur les gradins, suspendu aux barrières, à la presse, au gratin de l’UIT. Le coach hongrois me souffle : « théâtre! ». Jean-Luc attend à l'abri, dans le coin du pas de tir, comme un boxeur. Il essaie de rigoler. Moi aussi. Mais on a du mal. Après ça va très vite. Il prend sa drôle de carabine. Un clin d'œil en passant, avant de refermer la porte de la cage de verre dans laquelle il va rester trois minutes. Quatre essais. 10-10-9. La cible sort à l'envers. Un temps. 10. Le polonais, de l'autre coté, a commencé à aligner les dix. Jean-Luc se met à l'ouvrage : 10-9-10-9-10-9. Ca ne rentre pas à droite. 10-10-10-10. C'est fini. 97. Greszkiewicz : 100. C'est râpé pour la deuxième place. Mais le contrat est rempli. A Doleschall de jouer. Andras connaît le résultat, et c'est dur à faire. Un premier 9, un deuxième, un troisième. Un huit. C'est fini. Jean-Luc est troisième. Luzov a tenu : 97. Champion du monde. Applaudissements. Photos. Interviews. Serrements de mains. Congratulations. Condoléances. C'est ça, une finale. C'est tout. Ici, c'est énorme.

Le film à l’envers vaut quand même le coup d'être repassé. Il est exemplaire.



VITESSE LENTE


Après trois journées d'entraînement (dont une sur le mauvais stand : mystère de l’organisation...) nos deux Français attaquent le match de vitesse lente avec pour seul objectif la place individuelle et le score. Jean-Luc joue le maximum ; Jean-Marc Chartron doit confirmer qu’il peut être un élément solide d'une équipe de France à venir. Ils sont donc dégagés de tout souci de bataille par équipes qui va d'ailleurs planer à un tel niveau que je ne regrette pas de n'avoir pas présenté d'équipe complète ici. Elle eût certainement terminé dans les dernières (les Anglais, qui nous ont battus à Gien finiront... derniers des 15 équipes engagées !).

Jean-Marc débute avec un 284 qui correspond sensiblement au bas de sa fourchette moyenne. Le rémois, qui avoue difficilement les coups de stress, sort en nage malgré le froid et confesse qu'il n'avait jamais connu cela auparavant. Rien de tel que l’expérience vécue. Jean-Luc commence par un neuf. Puis aligne 97-99-99 : 295. Ici, c'est fort. Devant, seuls les très grands ont fait mieux : Luzov, Greszkiewicz : 298. Meserth (inattendu ici) et Wiegel (RDA) : 297 ; et Kadenatsy : 296. A 295, quelques méchants clients : Bekkingodt (vice-champion olympique à L.A.), Doleschall, Johansson et Johnson. 


VITESSE RAPIDE


Deuxième journée : la vitesse rapide va être déterminante, cette fois-ci plus que jamais. Après réflexion, et un calcul un peu culotté, nous avons choisi de donner à Jean-Luc une place qui peut le situer premier (ou dernier...) dans l'ordre de tir du deuxième jour. Bien visé : au petit matin, il ouvrira le feu à huit heures. A ce jeu, c'est un réel avantage. Il fait froid et humide, mais il n'y a pas encore de vent et c'est supportable. De plus, le stand est vide et d'un calme qui va vite disparaître. Pas de public, pas de télévision, pas de photographes, quelques rares concurrents. C'est là qu'il faut essayer de frapper. Jean-Luc le sait. Le démarrage est terrible : après quatre dix aux essais, il commence le match, le souffle coupé et la stabilité envolée - 9-8-9 -, se récupère comme il peut, finit par se détendre, et aligne les dix. En pleine série de mouches, les arbitres de fosse, pris par le temps, ne trouvent pas l'impact perdu dans l'amas de pastilles, et annoncent « zéro ». Jean-Luc oublie vite le gag, continue et finit bien : 291 (95-97-99). C'est très fort, on le sait bien, mais je pense alors que c'est quand même insuffisant pour racler la meute des prédateurs qui vont se succéder durant six heures. Et puis, il a ce zéro... J'essaie de paraitre serein et détaché, mais je suis très inquiet. Je sais qu'on ne peut plus trouver trace d'un impact quand d'autres balles sont tirées dans le paquet de pastilles superposées. C‘est indémêlable. On compte alors le nombre de pastilles. Il en manque forcément une. Un seul espoir: le bénéfice du doute profitant au tireur. A ce stade, et avec un tel enjeu, c'est un peu juste... Durant près de deux heures, le jury va buter sur cette cible. Tout se passe dans les coulisses. Notre chance : Enrique Rebora, « chairman » du sanglier courant à l’UIT, président du jury, a suivi tout le match de Jean-Luc a côté de moi. II a pu constater de lui-même qu'il avait tiré 1m 50 au moins avant le mur. Seul le « hors cible » peut être alors envisagé. L'Argentin, qui nous aime bien (tant mieux...) ressort plusieurs fois me questionner. Puis il prend spontanément l'affaire en main, convainc Baxter et Schriever. Le dix sera enregistré... Sueurs froide. Vraiment, sans un peu de chance, on ne peut pas gagner!


Maintenant, reste à voir venir le peloton. Jean-Marc est plus détendu qu'hier. Il ne sait pas encore que cela peut être plus dangereux dans une telle compétition. Baisse de l’inquiétude, baisse de la vigilance, et les points s'en vont avec le geste qui se dégrade, coup après coup. Il tire 279. Il vaut plus et il aurait pu faire plus ici. Finir à 563 pour un premier grand championnat du Monde, ce n'est pas vilain. Il pouvait monter à 565/570. II a tenu et a appris. Même ici cela le place dans la deuxième partie du classement, l’objectif est atteint. Entre 8 h 15 et 14 heures, nous allons assister au plus beau suspense qu’il m'ait été donné de suivre dans un match. Les uns après les autres, vingt-cinq prétendants à la finale vont se heurter au froid et à l'humidité qui ont augmenté depuis le petit matin, car le vent se lève ici vers 9 heures. L'ambiance devient corrosive : télévision et cameramen à quatre mètres du tireur, dans le champ de vision. Foule compacte et bruyante (le sanglier courant amuse beaucoup les écoliers de quatre à dix ans...). La tension monte au fur et à mesure que les résultats tombent. 


Successivement, ils viennent buter sur la barrière des 290. Les rêves de la nuit s'envolent pour Weigel, Li et Huang, Koskinen, Bellingrodt, Mezzani, tous les Suédois, tous les Allemands qui vont perdre entre sept et vingt-trois places sur les premiers! Reste Kadenatsy qui tire le dernier, terrible contrat. A trois balles de la fin, il est second, à deux balles, il est quatrième ex-aequo et à la limite de la finale, à la dernière balle, il est huitième. Exit Youri. Lorsque l’on fait les comptes, les rescapés sont sept : Luzov : 594, un point du record du monde. C'est la marque d'un nouveau maître, arrivé depuis à peine un an! Pfeffer l’appelle « la comète »... Greszkiewicz, le petit polonais blafard et triste, qui a toujours tout perdu et surtout gagné des quatrièmes places : 587. Derrière, cinq gaillards à 586 qui vont se départager au nombre de dix, de mouches, ou à la balle la plus proche du centre... Le verdict est long à venir. La salle de classement fume! Finalement, Doleschall ressort troisième avec cinquante dix. Jean-Luc est quatrième avec quarante-neuf. Solti aussi, mais avec moins de mouches. Exit donc le jeune Hongrois, cinquième. La porte de la finale et le quota olympique se referment aussi pour Avramenko, septième, qui avait pourtant sprinté avec 294 en vitesse rapide. Mais surtout pour Randy Stewart, auteur d'un 295 en vitesse rapide et qui a remonté dix-sept places. Il échoue au port. L'Américain est bien déçu, mais il a gagné sa place, ici, parmi les grands. 

Un journaliste idiot (il y en a dans tous les pays, si ça peut vous consoler) a cru bon de déclarer que les résultats étaient faibles, à l’exception de celui de Luzov. Il aurait dû regarder un peu plus loin, le classement des équipes. L'URSS gagne, avec un nouveau record du monde : 1765 (c'est-à-dire plus de 588 de moyenne...).


La Hongrie suit à 1754, à près de 585 de moyenne. RDA troisième : 1750 (plus de 583 de moyenne). Quatrième, les Américains sont encore à 581 de moyenne, les Suédois à 580.

Toutes Ies barrières, ici, ont sauté : Pfeffer avec 581 est... dix-septième. Avec 570, nous aurions été trente quatrième. 


Article de Bernard GASQUET (les cahiers du pistolier)


A 10 mètres - Jean-Luc Tricoire, avec toute sa combativité, mais avec lucidité : six mois d'arrêt d'entraînement à air comprimé, pour se consacrer à la poursuite du quota olympique, ça paie à 50 mètres. Ca se paie à 10 mètres... 

En vitesse lente il est cependant deuxième avec 192, mais en vitesse rapide, la chute est lourde : 178. Total : 370. Il est dixième.

En Mixte, Jean-Luc fait 383 points ; les premiers et troisème font 391 et 390 points.

Remises de coupes, médailles et diplômes aux Sportifs et leurs dirigeants.


Un sanglier solitaire... pour un titre olympique

Jean-Luc Tricoire participe à toutes les Coupes du Monde, sortes de matches internationaux. Il s'est ainsi rendu à Mexico, Munich, Los Angeles, etc. Le Châlonnais se distingue en fait plus dans le monde qu'en Europe, puisqu'il n'a jamais réussi à accrocher une médaille dans les championnats continentaux.

Jean-Luc Tricoire est parti tout l'été en compétitions, en URSS, à Gien, et tout récemment, donc, pour les championnat du monde en RDA. Marié et père de deux enfants, Jean-Luc n'a pu partir que deux fois en vacances avec sa famille depuis qu'il a atteint le haut niveau.

Le tireur châlonnais voyage deux mois et demi dans l'année, pour ses compétitions. "Etre dans les dix meilleurs mondiaux n'offre aucun avantage. Il n'y a que les voyages, on peut visiter des pays que l'on n'aurait jamais pu voir autrement."

Il y a aussi et surtout l'attrait de la compétition et le plaisir du tir. C'est vraiment une passion pour cet homme calme, réservé, et qui a sacrifié une bonne partie de sa vie familiale pendant huit ans.

C'est un sacrifice obligatoire pour être n°1 français. Avec Jean-Marc Chartron, membre également de la Société Mixte de Tir de Châlons, ils étaient les seuls représentants français aux championnats du monde en RDA dans leur discipline, et les seuls de la ligue de Champagne, toutes disciplines confondues.

Tous ces voyages, Jean-Luc Tricoire peut les faire grâce à un employeur compréhensif. "Je travaille à la "Soudure Autogène Française" à Châlons. J'ai des journées normales, mais je bénéficie de congés sans solde pour les compétitions. Je suis payé, pendant ce temps, par le Comité olympique français".


A cause d'une clé...


Jean-Luc s'entraîne après ses heures de travail. Il est prioritaire au club. Six heures par semaine lui permettent de se maintenir au top-niveau mondial. "En comparaison, les tireurs des pays de l'Est, les meilleurs dans cette discipline, s'entraînent six heures par jour, comme des professionnels", remarque Jean-Luc.

Le club châlonnais possède un très beau "stand" où se regroupent toutes les disciplines du tir. Malheureusement, Tricoire ne peut en profiter pleinement. "Il n'est pas nécessaire d'avoir des heures et des heures d'entraînement pour réussir. Il faut surtout aller tirer quand on en a envie, quand on le sent. Sinon, on ne progresse pas".

D'habitude peu loquace, Jean-Luc n'hésite pas à dénoncer cet état de fait : "Je ne possède plus la clé du stand. Je ne peux venir qu'à heures fixes. J'estime que la ville pourrait faire l'effort de me donner une clé. Je n'ai jamais rien cassé !"

Pour un tireur, l'important, c'est de bien "sentir" ses coups. Ce sport demande une grande concentration psychologique. "Il faut une très bonne capacité de réaction. Si l'on ne tire pas sur une cible, on perd des points et toutes les chances de victoire. J'ai perdu le titre à Suhl pour seulement huit points. Tout se joue sur la concentration immédiate et constante".


Sur la trace d'Héberlé


Tricoire va continuer à sacrifier sa vie de famille pendant longtemps. Il faut qu'il s'entraîne énormément pour décrocher le titre olympique et monter sur le podium à Séoul.

A 33 ans, Jean-luc tient à ramener ce titre au club châlonnais. Il lui appartient en partie de maintenir la France dans le gotha du tir mondial, comme l'a fait Jean-Claude Héberlé en 84, médaille d'or aux Jeux de Los Angeles.


Assemblée générale de la SMTC,1986. 1er club français au sanglier courant









Septembre 1986, Jean-Luc Tricoire fait partie du Club France en sanglier courant 50 m et sur 10 m.


Décembre 1986.

Début septembre ont eu lieu à Suhl les championnats du monde de tir. Au sanglier courant à 50m, Jean-Luc Tricoire avant les dix balles de la finale, il était quatrième. Grâce à un 87 sur 100 en finale, il dépassait un Hongrois et se hissait sur le podium derrière le Soviétique Luzov, premier et champion du monde, et le Polonais Griezkiewicz, deuxième.

"Or, le Polonais vient d'être déclassé pour doping, a annoncé l'entraîneur national du sanglier courant, Bernard Gasquet. Jean-Luc est donc bel et bien n°2 mondial et le meilleur occidental dans une discipline qui est traditionnellement un monopole des tireurs de l'Est".

Un coup de chapeau supplémentaire pour Jean-Luc.


Décembre 1986, Championnats de Champagne 10 m à Châlons.

Jean-Luc Tricoire se classe 1er avec 384 points.